Sources des pièces interprétée

La musique de Turlough O’Carolan ( 1670-1738) :

Harpiste aveugle itinérant et compositeur inspiré , O’Carolan vécut à la période charnière qui vit l’effondrement de la noblesse gaélique devant le rouleau compresseur anglais, avec pour conséquence le déclin des arts celtiques traditionnels , tels la poésie et la harpe ancienne à cordes de bronze. Dans ce contexte difficile, O’Carolan composait en l’honneur des nobles irlandais qui l’accueillaient, dans un style unique, léger et brillant, intégrant dans l’ancienne tradition de harpe une influence, parfaitement assimilée, de la musique baroque , aujourd’hui des standarts de la musique irlandaise. Cette musique retrouve toute sa dimension lorsqu’elle est interprétée sur cordes de bronze, avec les techniques de jeu anciennes pour lesquelles elle fut conçue.

 

Les manuscrits de luth écossais :

Plusieurs manuscrits pour luth ont été  rédigés au XVIème et XVIIème siècle ( Skene, Straloch, Jane Pickeringe ms…).La musique transcrite dans ces manuscrits a , elle aussi, une saveur unique, à la fois précieuse et rustique, témoin des influences mêlées de la musique de cour, française notamment, et de celle, antique et intemporelle, souvent pentatonique, des îles gaéliques de l’ouest.



Chants gaéliques des îles Hébrides, et ballades traditionnelles d’Ecosse, de Bretagne :

Telle « Ponthus et Sidoine », qui nous conte l’amour d’un roi de Galice pour une princesse de Bretagne à la longue chevelure brune. La forêt de Brocéliande en garde encore la trace sous la forme de l’arbre de Ponthus ( un hêtre immense inscrit au patrimoine végétal de la France).

 

Chants et danses médiévales :

Tirés pour l’essentiel de l’orchésographie de Toinot Arbeau et de la tradition orale.



Compositions personnelles de Criddh :

Dans l’esprit de la musique celtique ancienne et composées à la harpe gaélique.